Le Groupe d’action financière (GAFI) a annoncé avoir mis à jour sa Recommandation sur les sanctions financières ciblées liées au terrorisme et à son financement afin de mieux soutenir les activités humanitaires.
Dans un communiqué diffusé, mardi, le GAFI rappelle que la Recommandation 6 de ses normes exige que les pays mettent en œuvre des sanctions financières ciblées afin de se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies (RCSNU) relatives à la prévention et à la répression du terrorisme et de son financement.
Selon la même source, les normes actualisées exigeront des pays qu’ils se conforment à l’exemption humanitaire prévue par les résolutions 2664 et 2761, ainsi que par la résolution 2615 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Ces normes actualisées garantissent que les mesures de sanctions n’entravent pas l’acheminement des fonds, des avoirs, des ressources, des biens et des services nécessaires à l’aide humanitaire et à la satisfaction des besoins humains fondamentaux, conformément au cadre des Nations unies, précise-t-on.
Citée dans le communiqué, la présidente du GAFI, Elisa de Anda Madrazo, a indiqué que « les mesures de lutte contre le terrorisme et son financement sont essentielles à notre sécurité collective ».
« Comme l’a souligné le Conseil de sécurité, ces mesures n’ont pas pour but d’entraver l’acheminement rapide de l’aide humanitaire ni la satisfaction des besoins humains fondamentaux. Nos cadres réglementaires doivent garantir que ces deux objectifs puissent être atteints de manière équilibrée et efficace, et j’invite tous les pays à prendre note des importantes révisions apportées par le GAFI pour se conformer au cadre des Nations Unies », a-t-elle ajouté.
La mise à jour des normes s’inscrit dans la stratégie globale du GAFI visant à atténuer les conséquences imprévues d’une mauvaise application des mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Dans ce cadre, le GAFI promeut une approche de la lutte contre la criminalité financière fondée sur les risques, conclut le communiqué.
