L’occasion était de présenter le programme mais aussi de revenir sur les priorités de ce nouveau mondant. « Cette rencontre vise à présenter nos priorités pour le mandat à venir et également la doctrine où la façon dont nous voyons cette mandature à la tête de la CGEM pour le mandat 2026-2029 », a déclaré Mehdi Tazi. Le code du travail, l’amélioration du climat des affaires,
Le binôme a rappelé avoir achevé une large tournée de concertation auprès des 37 fédérations sectorielles et des 12 régions de la Confédération afin de construire un programme en phase avec les attentes du terrain. Ces échanges, ayant réuni des chefs d’entreprise de toutes tailles et de différents secteurs, ont permis de faire émerger plusieurs propositions intégrées dans leur feuille de route pour les trois prochaines années.
Mehdi Tazi a souligné que le Maroc traverse actuellement “une séquence d’une rare accélération économique”, marquée par deux années consécutives de croissance avoisinant les 5%, un niveau record d’investissement public estimé à 380 Mds de DH en 2026, contre près de 200 Mds de DH il y a cinq à six ans, ainsi qu’une forte progression des investissements directs étrangers ayant atteint 56 Mds de DH en 2025.
Le candidat à la présidence de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc a également mis en avant les perspectives liées à l’organisation de la Coupe du Monde 2030, qualifiée de “rendez-vous historique” pour le Royaume. Selon lui, cet événement contribue déjà à structurer les investissements publics et privés et constitue un levier majeur pour accélérer le développement économique du pays.
“Le cap fixé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI est clair. Notre rôle, en tant que secteur privé, est d’être à la hauteur de cette ambition, c’est-à-dire d’exécuter cette vision dans les meilleures conditions”, a-t-il affirmé.
Mehdi Tazi a toutefois rappelé que cette dynamique favorable s’accompagne également de plusieurs défis majeurs, notamment les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les transformations profondes induites par l’intelligence artificielle. « Les changements liés à l’intelligence artificielle auront des conséquences sur l’ensemble de nos secteurs d’activité. Cela nécessite de la flexibilité et une forte capacité d’anticipation de la part du secteur privé », a-t-il expliqué.
Dans ce contexte, Mehdi Tazi estime que la CGEM doit franchir une nouvelle étape afin d’être encore plus mobilisée et plus proactive. « Il faut passer d’une CGEM de plaidoyer et de présentation à une CGEM de réalisation et d’impact », a-t-il affirmé.
Les deux candidats ont affirmé partager une même conviction quant au rôle que doit jouer la Confédération dans les années à venir. “Nous sommes convaincus qu’il faut une CGEM totalement inclusive des régions, des fédérations, des hommes, des femmes et des jeunes”, a déclaré Mehdi Tazi, soulignant la volonté du binôme de renforcer la place des jeunes générations au sein des instances dirigeantes de l’organisation patronale.
C’est sur la base de ces convictions que le binôme Tazi-Bachiri a concocté un programme articulé autour de 5 axes.
Le premier porte sur l’amélioration de l’environnement des affaires, avec notamment la simplification administrative, la réforme du code du travail et de la fiscalité locale, ainsi qu’un meilleur accès au foncier industriel et au financement des TPME.
Le deuxième axe est consacré à la souveraineté productive, à travers le renforcement du “Made in Morocco”, l’accélération de la transition énergétique, l’amélioration de la compétitivité logistique et l’adaptation de la formation professionnelle aux besoins des entreprises.
Le troisième axe concerne l’innovation et la transformation digitale. Le binôme entend contribuer activement à la stratégie “Digital Morocco 2030” en soutenant le développement des infrastructures numériques, des data centers, de l’intelligence artificielle et des compétences digitales, tout en renforçant l’accompagnement des startups et des TPME dans leur digitalisation.
Le quatrième axe vise à renforcer le rayonnement international des entreprises marocaines, notamment à travers le soutien à l’export, l’intégration des critères ESG et la mobilisation de la diaspora marocaine comme levier d’investissement et de compétences.
Enfin, le cinquième axe prévoit le renforcement des synergies internes au sein de la CGEM, avec une volonté affichée de consolider la coopération entre fédérations et régions afin d’accroître l’efficacité et la proximité de l’organisation patronale avec les entreprises sur l’ensemble du territoire national.
