Le Maroc a enregistré 60.908 créations d’entreprises entre janvier et juillet 2026, selon les dernières données de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC). Les nouvelles immatriculations concernent principalement les sociétés constituées sous forme de personnes morales, tandis que Casablanca-Settat conserve sa première place parmi les régions les plus actives. Le commerce, le bâtiment et les activités immobilières concentrent une part importante des créations.
Sur les sept premiers mois de l’année, 45.898 entreprises ont été créées sous forme de personnes morales, contre 15.010 entreprises individuelles, relevant de la catégorie des personnes physiques. Cette répartition confirme la place prépondérante des structures sociétaires dans les nouvelles immatriculations enregistrées au niveau national.
Parmi les formes juridiques privilégiées, la Société à responsabilité limitée à associé unique (SARL AU) arrive largement en tête. Elle représente 65 % des créations de personnes morales, loin devant la Société à responsabilité limitée (SARL), qui concentre 33,9 % des immatriculations.
Cette répartition met en évidence la préférence des créateurs d’entreprises pour les structures à responsabilité limitée, notamment celles permettant à un entrepreneur de constituer une société sans s’associer à d’autres personnes.
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La répartition géographique des nouvelles entreprises fait apparaître une forte concentration dans quatre régions du Royaume.
Casablanca-Settat domine le classement avec 39,3 % des créations de personnes morales, confirmant son poids dans le tissu entrepreneurial national. Elle devance Rabat-Salé-Kénitra, qui représente 14,5 % des immatriculations, suivie de Marrakech-Safi avec 12,3 % et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 10,8 %.
À elles seules, ces quatre régions totalisent 76,9 % des nouvelles sociétés enregistrées entre janvier et juillet 2026. Les autres régions se partagent ainsi moins du quart des créations de personnes morales.
La géographie des entreprises individuelles présente toutefois une configuration différente. Dans cette catégorie, Tanger-Tétouan-Al Hoceima occupe la première position avec 20,6 % des immatriculations, devant Casablanca-Settat (13,2 %) et Rabat-Salé-Kénitra (10,7 %).
Cette distinction montre que la répartition territoriale des créations varie sensiblement selon la nature juridique de l’activité exercée.
L’analyse sectorielle confirme la prédominance des activités commerciales et immobilières parmi les sociétés nouvellement constituées.
Le commerce représente 27,22 % des créations de personnes morales, ce qui en fait le premier secteur d’activité. Il est suivi de près par le bâtiment et les travaux publics (BTP), associés aux activités immobilières, avec une part de 25,28 %.
Les services divers occupent la troisième position et concentrent 20,03 % des nouvelles sociétés.
Ces trois ensembles représentent ainsi plus de 72 % des créations de personnes morales sur la période étudiée, illustrant leur poids dans les nouvelles immatriculations.
Les autres activités affichent des proportions plus modestes. Le transport représente 7,63 % des créations, tandis que l’industrie compte pour 6,3 %.
La prédominance du commerce, du BTP, de l’immobilier et des services dessine un paysage entrepreneurial largement orienté vers ces branches. Les données disponibles portent toutefois sur les immatriculations et ne permettent pas, à elles seules, d’apprécier la pérennité des entreprises créées, leur niveau d’activité ou les emplois qu’elles génèrent.
Parallèlement aux nouvelles immatriculations, l’OMPIC fait état de 77.883 certificats négatifs délivrés entre janvier et juillet 2026.
Ce document permet notamment de vérifier la disponibilité d’une dénomination commerciale et d’en réserver l’usage dans le cadre des démarches de création d’entreprise. Il constitue une étape administrative préalable pour de nombreux porteurs de projets.
Le nombre de certificats délivrés ne correspond donc pas nécessairement au nombre d’entreprises effectivement constituées durant la même période.
Au terme des sept premiers mois de 2026, les statistiques de l’OMPIC font ressortir trois caractéristiques majeures : une nette prédominance des personnes morales, une forte concentration des créations dans les principaux pôles régionaux et un poids important du commerce, du BTP et des services.
Ces résultats offrent une photographie de la création d’entreprises au Maroc, sans permettre de déterminer, à ce stade, l’évolution du nombre d’immatriculations par rapport à la même période de 2025.
